QUESTIONS D’IDENTITE NATIONALE EN UKRAINE

QUESTIONS D’IDENTITE NATIONALE

Contribution à la réflexion sur les questions d’identité des peuples
(à partir de l’article du Monde du 29/09/2007: « L’ « homo ukrainus” espèce en voie d’apparition”.)

L’article décrit le conflit profond qui, à la veille des élections législatives du 30 septembre, oppose les deux parties de la population ukrainienne, celles de l’Ouest du pays, tournée vers l’Occident, et revendiquant une identité propre de l’Ukraine, et celle de l’Est, liée à la Russie,et niant plus ou moins la spécificité de l’identité nationale ukrainienne.
Ce conflit,qui montre l’intrication des dimensions politique, culturelle,économique, et le conflit des intérêts des différents groupes sociaux, et même des puissances environnantes (Russie inquiète de voir l’Occident se rapprocher du coeur de son territoire, et désireuse de maintenir les 50 millions d’Ukrainiens dans son orbite économique et militaire, Occident désireux d’aider à une démocratisation de ce grand pays, mais peu soucieux de l’intégrer dans l’Europe et d’attiser la paranoîa russe.), montre le caractère volontariste de l’affirmation nationale des nations nouvelles, son lien avec des luttes politiques extra-identitaires.
L’absence d’une culture propre récente ukrainienne -une Ukrainienne, écrivain populaire très connue en Ukraine dit ainsi:”l’Ukraine contemporaine n’a pas de culture”. Pour preuve, selon elle,”l’Ukraine ne s’est toujours pas dotée d’un prix littéraire. Dans les librairies, le livre le plus exposé en vitrine est le dernier Harry Potter” -rend les débats acharnés et confus.
L’affirmation de la souveraineté nationale et de l’attachement à la démocratie, au travers de la révolution orange, c’était hier , en 2004. Trop peu de temps s’est écoulé pour que l’état parvienne à définir une ligne pédagogique sur la littérature, les langues, l’histoire.
L’affirmation d’une identité ukrainienne constitue donc un processus chaotique. L’histoire divise plutôt qu’elle unifie,les conflits de mémoire se multiplient autour de l’héritage russe d’une part, soviétique d’autre part. Comment affirmer une identité nationale sans nier une part d’héritage qui s’y oppose, c’est aussi le problème de pays qui ont vécu une histoire coloniale qui les a marqué plus qu’ils ne le veulent.
l’admettre, dans une ardeur émancipatrice qui devient parfois mutilatrice d’une part de leur mémoire, si cen ‘est carrément négationniste.
C’est aussi le problème d’une identité qui s’exacerbe en s’opposant à l’Autre plutôt que en développant son contenu propre et qui s’appauvrit en retranchant plutôt que en ajoutant, en insistant sur les différznces plutôt que sur ce qui relie à l’universel

Laisser un commentaire