DERAPAGE ANTISEMITE D’UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT ALGERIEN

By gb

Selon les propos rapportés par Le Figaro du 28/11/2007, le ministre des Anciens Combattants Algériens a accusé le président Sarkosy de devoir son élection “au lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France”. Il a tenu ces propos dans une interview donnée au principal quotidien du pays. Il a déclaré: “Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir”. “Saviez vous que les autorité israeliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkosy, en pleine campagne électorale”, s’interroge ce ministre, membre du Rassemblement National des Démocrates (RND) parti de l’alliance gouvernementale.

“Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant dans le gouvernement)? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée au pouvoir de Sarkosy, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France”. Dans le même entretien, le ministre estime que” la venue en Algérie de Enrico Macias est une provocation.

La crise diplomatique entraînée par ces propos aberrants a été évitée par Sarkosy qui a choisi, après les déclarations du président algérien selon qui ces propos ne reflétaient en rien la position “officielle” de l’Algérie, de ne pas tenir compte de ces attaques.

Mais on ne peut que rester médusé devant le fait que ces déclarations, concernant le président d’un pays invité en visite quelques jours plus tard en Algérie, n’ont entraîné aucune sanction pour leur auteur et aucune protestation dans le pays, en particulier celle d’aucun intellectuel.

Le potentiel de haine contre la France , le fond d’antisémitisme encouragé constamment par les islamistes qui répandent les stéréotypes les plus negatifs avec la complicité de l’appareil médiatique contrôlé par l’état, montrent que ce pays reste ,comme tous les pays arabes et de la zone d’influence de l’islam, toujours à la lisière du déclenchement de vagues de haine et de sauvagerie auquel aucun état ne paraît sérieusement décidé à s’opposer. Au contraire, ces forces de haine et de violence sont toujours utilisées pour dévier le ressentiment des foules contre leurs états dictatoriaux et gabegiques, et gardées en réserve en cas de crise intérieure.

C’est une des maladies d’origine de l’Algérie que d’avoir obtenu son indépendance par le moyen du terrorisme ( et non pas par la guerre comme l’Indochine, car l’Armée de Libération Algérienne a joué un rôle mineur dans la libération de l’Algérie); Elle en a gardé comme stigmate la violence qui règle les rapports politiques, issue de l’ideologie qui a fondé sa lutte, et l’a payé d’une sauvagerie extrême (mutilations, égorgements, viols et esclavage sexuel, assassinats de familles entières, tortures) dans la guerre civile qu’elle a subi depuis l’annulation des élections que le FIS devait remporter.

L’enfermement de la politique algérienne dans le cercle victimaire d’une infinie revendication d’excuses et dans le reproche adressé à l’ancienne puissance coloniale d’être responsable de tous les maux du pays montre la distance qui les sépare encore de l’accès au monde de la raison et du respect mutuel.

L’antisemitisme accompagne donc naturellement cette politique de la manipulation des masses, et du cynisme comme méthode de gouvernement. Le fait qu’il n’existe pas d’élite intellectuelle capable de se désolidariser de ces basses méthodes et de montrer à la population qu’il existe d’autres façons de faire de la politique, laisse les mains libres aux membres d’une nomenklature prête à tout pour préserver son pouvoir et ses privilèges.

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2 réponses vers «DERAPAGE ANTISEMITE D’UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT ALGERIEN»

  1. aissa dit :

    ça s’appelle guerre d’algerie c’est l’histoire qui le dit et pour nous la famille macias a choisi sans camp durant la GUERRE DE LEBIRATION

  2. Ait Ouyahia dit :

    J’ai lu votre article et je réagis à chaud.
    On ne peut que condamner des propos aussi décousus, venant notamment d’un membre du gouvernement algérien qui a fait de la souveraineté nationale son fond de commerce.
    Les français ont le droit de choisir leurs dirigeants (c’est le moins que l’on puisse dire).
    L’analyse par ailleurs me semble pertinante. Une seule fausse note tout de même quand vous parlez d’Algérie comme d’un pays arabe.
    L’Algérie est un pays situé sur le continent africain, plus exactement au nord de l’Afrique.
    Je ne connais pas votre définition de l’arabe, mais je tiens à vous dire qu’en tant qu’originaire de ce Pays, je ne me sens pas appatenir à ce peuple (si peuple il y a), nous sommes des algériens, des africains et c’est tout. Il n’y a jamais eut de d’Algérie arabe pas plus que de Maghreb arabe sauf dans l’imaginaire de ces impérialistes d’un nouveau genre.

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