OPINION LIBRE : GAZA ET LA PLACE D’ISRAEL AU MOYEN ORIENT

La tournure que prennent les évènements à Gaza avec la destruction par le Hamas de la barrière frontalière avec l’Egypte, et l’impuissance, en tout cas actuelle, de l’Egypte comme d’Israël à trouver une parade aux coups de force des islamistes constitue un élément supplémentaire d’inquiétude qui vient s’ajouter à l’impunité avec laquelle l’Iran continue sa marche forcée vers l’acquisition de la bombe atomique. La conjonction de la vague islamiste mondiale avec la violence des revendications identitaires dans le monde musulman, le recul politique de l’Occident avec l’échec prévisible de l’engagement américain en Irak, le retour sur la scène des puissances ex communistes (Russie et Chine, portées l’une par ses extraordinaires ressources énergétiques, l’autre par l’élan formidable de sa montée en puissance économique),elles-mêmes mues par un nationalisme anti occidental qui rejoint la haine qui bouillonne dans les pays arabes, la vulnérabilité des pays arabes alliés de l’Occident, tous ces facteurs font craindre que des nouvelles épreuves attendent l’Etat Israelien dans les années qui viennent.

Le pouvoir de nuisance de la Syrie au Liban, protégée par le fait que cela pourrait être pire si la dictature s’effondrait,comme en Irak (ce qui montre que dans les pays arabes, la question de la démocratie n’est pas la question d’actualité, car l’irruption des masses incultes sur la scène politique favorise les groupes extrêmistes et ultra traditionalistes, qui rassurent démagogiquement ces populations effrayées par la modernité face à laquelle leurs structures sociales claniques sont désadaptées) montre là aussi les limites de l’efficacité démocratique dans cette région. Le Hezbollah, après avoir résisté avec succès à l’offensive israélienne mal conduite de la dernière guerre au Liban, renforce son arsenal militaire qui menace maintenant les principales villes d’Israel, tout en paralysant toute la vie politique du Liban, multiplie les menaces et les provocations, espérant visiblement prendre le pouvoir à l’occasion de la première faiblesse de la démocratie libanaise, tout en affirmant que son but, comme celui de ses maîtres iraniens, est la disparition complète de l’”entité sioniste”.

Le Liban est un exemple inquiétant de la façon dont les islamistes arrivent à s’intriquer dans le tissu social de façon indémêlable,même sans qu’il y ait nécessairement un nationalisme dont l’islamisme prend le relais.

Au Sud, le Hamas, aussi virulent que le Hezbollah au Nord, mais pas encore aussi puissant, continue de harceler avec ses roquettes l’Etat Hébreu, sans que ce terrorisme à distance puisse être neutralisé, mais seulement limité. Son dernier coup de force à la frontière égyptienne menace le régime égyptien par sa possible jonction avec l’opposition des Frères Musulmans en Egypte, auxquels le régime ne résiste que avec beaucoup de difficultés.

Face à cette montée des périls, dont on voit bien que les moyens militaires puissants d’Israël n’arrivent pas à venir à bout, car l’usage de sa puissance est limité par le fait que les populations civiles sont à chaque fois utilisée comme “bouclier humain” , et que des pertes civiles trop lourdes isoleraient tellement Israël de ses alliés et des pays arabes modérés que le prix serait insupportable, il ne reste que l’action politique, et une évolution de la situation des négociations avec les Palestiniens.

Seule une création d’un état palestinien vivable (et non un bantoustan qui ne résoudrait en rien la soif de nation des palestiniens) permettrait de détourner la violence créée par cette aspiration aussi légitime que celle des israeliens ,vers un travail de construction d’un pays, et pourrait faire passer les revendications maximalistes de certains au rang d’un irrédentisme résiduel et sans vrai pouvoir de nuisance. Ceci nécessiterait que la politique israélienne soit claire et profite de la division des palestiniens en modérés et extremistes, Fatah et Hamas. La “fenêtre” de possibilité d’accord risque de se fermer à chaque moment, à chaque provocation meurtrière entraînant une réponse aussi meurtrière, ressoudant les deux camps palestiniens, ou faisant basculer les palestiniens dans une surenchère extremiste, dont ils restent toujours dangereusement proches.

La survie d’Israël, qui nécessite à terme que il ne soit pas en permanence soumis à la peur de la destruction, ni dépendant des autres pour l’éviter, ne peut passer que par cette solution. La majorité de la population semble bien l’avoir compris, qui accepte maintenant le principe de cette existence d’un état palestinien, mais c’est le système politique israelien, avec le poids politique des petits partis religieux et extrêmistes, qui freine cette issue.

Là ou Ariel Sharon disposait de l’autorité et du prestige personnel capable d’entraîner le pays dans cette voie, Olmert, faible et déconsidéré, n’est apparemment pas l’homme de la situation. Arrivera-t-il à surmonter ces faiblesses pour ouvrir une perspective de paix (relative au moins) dans la région? Cela devrait se vérifier rapidement, car le compte à rebours de l’échec est commencé.

N’hésitez pas à donner votre avis et à envoyer un commentaire…

Une réponse vers «OPINION LIBRE : GAZA ET LA PLACE D’ISRAEL AU MOYEN ORIENT»

  1. anonime dit :

    ces ne pas sa la solition ces de faure confiance a les force international et le responsablisi je croi ex pour le ophote d’ortograf

Laisser un commentaire